Son humour et sa gentillesse nous manque déjà énormément.
Bernard c’est surtout cet esprit d’Objectif Image qu’il défendait ardemment avec nous, la bienveillance, l’entraide. Pendant plus de vingt ans il a présidé et animé le club de Limoges, membre d’OI dès l’origine.
Repose en paix Bernard.
Les vieilles casseroles
Une série réalisée par Bernard, qui reflète bien son humour et sa gentillesse, exposée lors du Salon d’Auteur de Nîmes en 2015.
Une exposition de Jean-Michel Verdan, qui revisite l’histoire de la photo, à l’occasion du bicentenaire de la photographie.
Espace photographique du Mur Rouge
9, rue Joachim Colbert – 34000 Montpellier
Du 1er au 18 octobre 2025
Du mercredi au samedi 13h à 18h
« revisitée » chaque samedi 14 h à … avec l’auteur.
1826 est plus ou moins la date de la première photographie, « Point de vue du Gras à Saint Loup de Varenne » de Nicéphore Nièpce.
Avec cette exposition, Jean-Michel Verdan revisite l’histoire de la photo qui aura 200 ans. Deux siècles ave les idées et images signifiantes de cet « art moyen ». Deux siècles de punctum, de vernaculaire, de conceptuel… pour arriver à une photographie qui se fait avec des mots. Deux siècles où aujourd’hui l’image est omniprésente. En 1931, Laszlo Moholy-Nagy écrivait « l’analphabète de demain ne sera pas celui qui ignore l’écrit, mais celui qui ignore la photographie ».
Avec cette exposition, l’association Grain d’image, Objectif Image Montpellier et Jean-Michel Verdan espèrent vous donner quelques clefs pour cette compréhension.
Objectif Image organise un stage de photographies « LA FABRIQUE DU REGARD »
« LA FABRIQUE DU REGARD »
à Colognac (Cévennes gardoise)
du 19 au 23 novembre 2025
Animé par Jean-Michel VERDAN
Quatre jours pleins, en immersion totale à Colognac, petit village des Cévennes Gardoises, à 65 km de Nîmes et de Montpellier, avec hébergement en gîte rural.
Un excellent stage pour envisager un travail photographique
La photographie est un moyen d’expression. Une manière de montrer ses émotions, ses sentiments, ses errements, ses questionnements sur le monde comme sur soi.
La photographie est multiple et ce stage ne peut qu’apporter des réponses personnelles à chacun. Aucun pré-requis, tous les niveaux sont acceptés, votre seule motivation c’est de vouloir comprendre la photographie
Pour ce stage, il s’agira de porter un regard sur le monde qui nous entoure. Il se déroule à Colognac, village des Cévennes, un lieu propice pour se concentrer sur un travail personnel, introspectif, trouver un prolongement de l’œil avec l’appareil photo.
Le stage alternera des moments de prises de vue, d’analyse des images et de discussions. L’hébergement et la restauration se font dans un gite, les repas sont pris en commun.
Le papier est primordial pour travailler l’analyse. Les photographies seront imprimées en 10×15 par l’animateur. Pensez à vous munir d’un carnet pour la prise de notes….La trace écrite est aussi un moyen de comprendre nos actions photographiques.
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L’animateur guidera le stagiaire à découvrir sa propre démarche artistique par la pratique et l’analyse des images produites et grâce à sa culture photographique et son expérience : Il vous conseillera lors des analyses critiques des prises de vue de la journée. Il vous guidera dans une démarche cohérente de photographie d’auteur (choix d’une focale précise, d’une lumière etc…)
La 2ème Biennale Photo de Brioude se tiendra du 10 au 19 juillet 2026, dans différents lieux de Brioude (Haute-Loire) sur le thème « les Gens de la terre; Fêtes, Foires et Retrouvailles ».
Un film réalisé par Daniel MEZERGUES et Pierre CHANTEUX – Objectif Image
Serge ASSIER « Une passion photographique et littéraire »
Si la photographie est entrée presque par effraction dans la vie de Serge Assier elle y a prospéré, nourrie par une passion sans borne. Elle a été pour lui un moyen de subsistance, un métier, mais aussi et surtout un moyen d’expression, et c’est bien là que réside toute son originalité, toute sa singularité.
Serge Assier aime la vie, « aime les gens », il photographie donc la vie des gens ou les gens dans la vie, dans leur espace, dans leur quotidien, une approche et une facture que l’on peut rattacher à la photographie humaniste. Mais une photographie portée par un regard aiguisé, que les heurts de la vie ont rendu sensible aux interstices, aux failles, au « vécu » des gens. Ses images ouvrent souvent sur des arrière-cours, moins lisses et moins policées que ce que l’on perçoit de prime abord. Derrière les cadrages soignés, derrière les sourires des portefaix ou des travailleurs en usine de Chine, pointe la cruelle réalité de leur quotidien.
Pour ouvrir encore plus grande les portes de l’imaginaire, Serge Assier a demandé à des poètes, à des auteurs, d’écrire sur ses images, non pour décrire, mais pour enluminer, pour amener le spectateur à voir différemment, à voir autre chose, à s’imaginer la vie, qu’elle soit douce ou rude avec une infinité de variances et de déclinaisons. Ils sont nombreux à être entrés dans l’univers de Serge Assier, Fernando Arrabal, Michel Butor, Bernard Noël, Jean Roudaut, pour ne citer qu’eux, et bien sûr René Char qui fut le premier à le soutenir pour son exposition de 1984, et demeura son ami jusqu’à sa disparition en 1988. Car Serge Assier a l’amitié féconde, et ses échanges, ses courriers avec les écrivains ont aujourd’hui, avec ses livres et ses photographies pris le chemin de la médiathèque du patrimoine et de la photographie. Reconnaissance tardive peut-être mais reconnaissance à la hauteur de cette passion, de ce travail acharné de plus de quarante années à faire jongler « le verbe avec l’image ».