Du 31 août au 15 septembre dans le cadre du Visa OFF de Perpignan.
Exposition Photographique de Daniel BIEYSSE – Objectif Image Montpellier
Restaurant Brésilien Barraco do dende 1 rue du Four St Jean à PERPIGNAN du 31 août au 15 septembre 2019
Vernissage Dimanche 1 septembre
Le pèlerinage de la Vierge de la Guadalupe est fêté par des millions de croyants à travers tout le Mexique. Son culte est progressivement devenu un des symboles de la « mexicanité « à l’échelle du continent américain.
Une exposition de Joël ARPAILLANGE, jusqu’au 20 août à Gourdon (LOT)
Tout doit disparaître ! qui n’a jamais vu cette annonce sur les vitrines de nos villes ou villages ? Ici, dans l’exposition que nous propose Joël Arpaillange à l’église des Cordeliers de Gourdon tout ou presque a disparu.
L’exposition s’intitule « au siècle dernier », mais ce ne sont pas des photographies du début du vingtième qui nous sont présentées, ni de l’entre deux guerres, pas plus que des années cinquante non, elles datent pour la plupart des années quatre-vingt, et pourtant le monde qu’elles documentent a bien disparu.
… Ces visages aux traits burinés ……………… disparus ou presque.
Disparus les marchés aux bestiaux de cette petite sous préfecture, disparus l’atelier du maréchal ferrant et celui du tonnelier, disparus la fabrication du pain dans le four de la ferme, la préparation du cochon, le bouilleur de cru itinérant, le dénoisillage………. toutes ces activités, tous ces savoir-faire qui durant des siècles ont constitué la trame vivante de ce territoire, ont forgé sa singularité, balayés en quelques décennies.
Joël Arpaillange sentant venir ces disparitions annoncées a, de mille neuf cent soixante quatorze au milieu des années quatre-vingt photographié dans son entourage ces métiers, ces événements et ces gens. Ici pas de folklore, rien de factice, pas de pose ni de mise en scène, mais des gestes, des attitudes saisies dans leurs éléments quotidiens, au plus près, au plus juste. En voisin, en ami, Joël Arpaillange a su se faire oublier,
se fondre dans l’environnement et définir la bonne distance, celle qui donne à
voir dans le cadre où se joue la scène, les éléments essentiels qui
l’architecture et les attitudes, les regards, qui dessinent les relations
sociales dans leur instantanéité.
Au siècle dernier entre Bouriane et Périgord. Geste et attitudes.
Cette exposition dont une partie a déjà été présentée à l’espace Robert Doisneau de Carlux (Périgord) au printemps, est à voir jusqu’au 20 août à Gourdon (Lot) église des Cordeliers.
Antoine Leblond(Objectif Image Trégor) mis à l’honneur. Il obtient le 1er prix du concours organisé par le magazine Réponses Photo et les Rencontres d’Arles.
Son dossier Sept Hivers, déjà, avait obtenu le prix Gilbert Betoux, décerné par Objectif Image, en 2017.
Antoine propose seize fragments de souvenir pour recomposer le réel, créer un monde dans le monde. À travers un regard à la tonalité nostalgique, il tente de raconter son Japon, un Japon de l’obscurité et du silence, un Japon du passage du temps et de l’absence, avec pour fil conducteur le chemin de fer et ses machines, tantôt muses, tantôt complices.
Pierre LE CABEC (Objectif Image Trégor) expose jusqu’à mi janvier 2019. Bar Ty Cosy, 13 rue Savidan, près de l’Imagerie à Lannion (22).
HOLI La fête des couleurs . Utta Pradesh –Inde 2015
Holi, la fête des couleurs est une fête religieuse hindoue célébrée à la gloire de Krishna et dont la pratique païenne se propage partout dans les grandes villes du monde. A l’arrivée du printemps, Holi est célébrée dans tout le pays, les gens s’aspergeant de pigments de toutes couleurs dans un joyeux tumulte, la fête atteignant son pique vendredi, jour férié. Je me suis donc renduen Inde, à Vindravan, près de Mathura, dans l’état de l’Utta Pradesh (Nord),ville sacrée qui aurait vu naître Krishna il y a plus de 3500 ans, au temple Barborin Bihari qui attire de nombreux pèlerins de toute l’Inde et bien au-delà, afin de vivre au plus près des festivités.
Le clou de la fête a eu lieu cette année le 6 mars, dernier jour de la pleine lune, avant le printemps. Une foule immense et dense se rend au temple, bardée de colliers de fleurs et portant des offrandes,s’aspergeant de pigments de couleur pas toutes inoffensives.
La scène est très joyeuse et le tumulte vire parfois au délire. Le gens se souhaitant« Happy Holi » et criant « Harri Krishna ». Dans ce travail photographique j’ai voulu restituer l’ambiance extravagante de cette fête telle que l’ai ressentie pendant ce voyage remarquable
Son nom : Jean-Luc Leroy-Rojek Il fut la révélation de PHOT’Aubrac de cette année avec son expositions « Voisins, Voisines ». Ce fou de photographie est dans sa vie professionnelle réparateur chez ORANGE, l’opérateur téléphonique .
Un portfolio paru sur le site « l’œil de la photographie »
Depuis l’enfance, la photographie me passionne. Les lourds albums familiaux en sont certainement la cause. Les mots englués dans un silence, mes racines sont restées des images.
Aussitôt que je l’ai pu, je me suis lancé dans des compétitions, avec mes premiers achats de matériel photographique. Encouragé par des récompenses sous forme des boîtiers plus performants, les expositions commencent. C’est ainsi qu’un concours m’offre un Nikon D 800, en m’attribuant le titre de lauréat du Grand Prix d’Auteur 2012 de la Fédération Photographique de France avec une série de 30 clichés
« Voisins, Voisines… » a été inspiré par ma vie professionnelle. Je répare la ligne téléphonique chez les particuliers, pour le compte de l’opérateur historique, ce qui me laisse pénétrer ces bulles de vie incomparables que reste le quotidien de bien des gens.
Voulant me remercier de la réussite de ce dépannage, ils veulent me donner quelque chose en retour. Je leur dis alors ma passion, et leur demande s’ils acceptent de poser pour moi, sans rien changer de cette page de leur vie qui m’a été ainsi offerte. Ils acceptent de bon cœur. Il m’a semblé indispensable pour moi de leur faire tenir en leurs mains leur propre téléphone. Pourquoi ? Il reste souvent le seul lien avec l’autre, la famille, le besoin d’aide, la vie. Comme un cordon ombilical…
La fantaisie humaine, les petits riens de chaque jour, les souvenirs fragiles, les connaissances acquises, les rêves à jamais perdus, la générosité spontanée de toutes ces personnes rencontrées dans leur intimité dévoilée, partagée : tout cela me semble extraordinaire.
Le bonheur quotidien de découvrir l’autre, dans cette seule et réelle liberté qui nous reste : « Vivre chez soi comme on l’entend ! ».
Il s’est greffé ensuite d’autres visites, les tenant au courant de cette aventure légère et agréable qui nous lie, la suite de cette belle histoire. Ils m’enracinent solidement.
Nos relations, nos souvenirs se tissent, avec les aléas de nos vies, toujours avec ce plaisir évident de se retrouver.
L’autre plaisir, comme un écho, reste aussi tous ces échanges avec ces visiteurs attentifs et respectueux, qui franchissent toutes ces portes largement ouvertes de ce village fictif qui grossit au fil du temps. Ils se savent attendus.
Pleins de questionnements, ils cheminent souvent avec moi, de maisons en maisons, m’offrent leurs confidences, leurs joies anciennes, leurs souvenirs précieux …
Ils avancent aussi dans leurs mémoires, à petits pas, le regard accroché entre ces portraits et mes explications. Je ne ressorts jamais indemne de ces pauses hors du temps, cette autre face du miroir étant aussi riche et marquante que le début de cette aventure.
Chacun aune vie, donc une histoire. Peu savent l’entendre, la comprendre … Ils ne savent pas ce qu’ils manquent ! Il y a tant à apprendre, à découvrir…Souvent un détail dans la pièce pointe leurs rêves et relance avec animation la conversation. L’anecdote alors arrive, l’explication aussi, le vécu, le temps ne compte plus …
Là, il est toujours surprenant et rassurant pour moi de vérifier que ce simple mot« Humanité » veut toujours bien dire quelque chose.
Il m’est demandé depuis le départ un support qui rassemblerait toutes ces vies…Oui, le livre, avec ces contes de cuisine, de toiles cirées et de comtoises, de coin du feu mais aussi de respect, d’acceptation des différences… Mais surtout de nos racines. Je traîne et je redoute cet instant qui figera un peu une part de moi-même, franchira encore une autre étape… La maquette me guette sur le coin de ma mémoire.En attendant, je vis photo, je pense photo, je rêve photo … Jean-Luc Leroy-Rojek