Notre amie Armelle Chadeyron nous a quitté en ce début d’année et Objectif Image 33 lui rend hommage avec une exposition de ses magnifiques photographies ainsi que d’un travail accompli par les adhérents « à la manière d’Armelle ».
...Inspirée d’un mythe marocain transmis de génération en génération – souvent réduit à une légende folklorique – elle donne corps à l’histoire des sept vagues d’Imourane. Chaque année, de jeunes femmes se rendent sur un rocher face à l’océan, portées par l’espoir d’amour, de fécondité ou de bénédiction. Mais Najwa ne s’arrête pas à la surface du rituel. Elle en explore les strates profondes, à la recherche de Mourane, déesse amazighe de l’amour, figure oubliée mais persistante dans la mémoire collective. En croisant images fusionnées, symbolisme visuel et éléments naturels – eau, feu, terre, air elle façonne une œuvre où chaque photographie devient un tableau traversé par des forces ancestrales… Najwa Benchebab ne se contente pas de raconter un mythe : elle le déconstruit, le transforme, le fait résonner avec notre époque.
À la croisée de l’archive et de l’imaginaire, entre anthropologie et poésie, son oeuvre ouvre un espace de réinvention des récits. Là où les mémoires enfouies trouvent enfin un langage. C’est cette recherche sensible, audacieuse et profondément féminine que la MAP Galerie est honorée d’accueillir.
Réalisé entre 2022 et 2023, au milieu des terres, dans cette frontière invisible entre les rives de l’Afrique et de l’Europe, Traverser questionne l’exil et l’appartenance avec un brin de nostalgie. Un premier chapitre d’un long travail sur le bassin méditerranéen de Sanae Zaïdi, exposée jusqu’au 9 juin dans le cadre de la 3ème édition du Festival Itinérances de Sète.
Sanae Zaïdi – Objectif Image Bordeaux
« Traverser »
.
Traverser : pénétrer de part en part, se frayer un passage. Dans les bribes de mes souvenirs, ma première traversée du détroit avait des airs de vacances, je me souviens de quelques dauphins enjoués et d’un léger mal de mer. Vingt ans après, j’y suis retournée. Le ferry est toujours là. La frénésie du départ s’estompe et laisse place à une accalmie éphémère. Dans ce no man’s land maritime, le temps est suspendu. Les gens patientent, le visage perdu dans l’azur. L’attente a un léger goût de déjà-vu. L’esquisse d’une rive se dessine à l’horizon : la terre quittée. Les visages se détendent. Il est temps de rentrer retrouver ce qui n’est plus. Traverser : pénétrer de part en part. La part que nous quittons et la part que nous n’atteignons jamais. Il nous reste le passage à se frayer
Exposition de Alain BIROCHEAU – Objectif Image Bordeaux
Alain Birocheau, expose des portraits du monde du cinéma au cinéma Jean Eustache de Pessac.
Cette exposition lui a été demandée par la direction du Cinéma dans le cadre de la 1000ème édition des Universités Populaires du Cinéma dont il réalise des photos depuis maintenant plus de 12 ans. (Réalisateurs, acteurs producteurs historiens, journalistes photographes même comme Depardon ou autres peintres, musiciens etc…)