…Une chambre d’hôtel qui n’est pas photographiable (où l’on n’a envie de prendre aucune photo) est déjà une mauvaise chambre.Quand on arrive dans une ville, la première chose est de photographier sa chambre, comme pour marquer son territoire, photographier son reflet dans les miroirs, comme pour marquer son appartenance provisoire, comme un premier certificat de présence…
Hervé Guibert – L’image fantôme
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Les lieux, les objets, les visages n’existent que par le regard qu’on porte sur eux.
Après la destruction de la navette Columbia et l’arrêt du programme, les navettes existantes furent données à des musées. Enterprise est d’abord allée au musée Smithsonian de Washington, puis la NASA l’a remplacée par la navette Discovery, pendant qu’Enterprise était donnée au musée Intrepid, un porte-avions désarmé, à New York.
Cette série représente le dernier vol d’Enterprise, qui n’a été utilisée que pour des tests, mais n’est jamais allée en orbite.
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Photos 1,2,3. Elle arrive de l’aéroport Dulles à Washington pour faire son tour d’honneur. Direction S-N au-dessus de l’Hudson jusqu’au pont George Washington.
Photo 4. Le 747 a fait un virage a 180°, il est maintenant dans la direction N-S.
Photo 5. Le 747 passe presque au-dessus de l’aéroport de Newark, dans le New Jersey.
Photo 6. Il s’éloigne, après être passé à côté de la One World Trade Center (remplacement des Twin Towers) en construction.
Photo 7. Il est presque droit devant, dans le lointain, pour aller se poser à JFK. A droite la statue de la Liberté, à gauche le pont Verrazano, au centre la One World Trade Center.
Photos 8,9. La navette est transportée par barge de JFK au porte-avions, en remontant l’Hudson.
Photos 10, 11, 12. Elle est arrivée à sa destination finale, la cale de l’Intrepid.
Difficile d’imaginer aujourd’hui le monde tel qu’il était en 1921 lorsque Hortense est née au petit bourg de Gindou dans le Lot. Pas d’ordinateur bien sûr pour voir ces images, pas de télévision, pas de téléphone portable, pas de téléphone du tout. Pas de voiture sur la route qui coupe le village en deux, pas de tracteur dans les champs, ici presque tout le monde est agriculteur. Pas de radio, car pas d’électricité, pas de frigidaire ou de congélateur, de micro onde, de grille pain, de sèche cheveux, de rasoir électrique, de volets électriques, de sonnette. Pas d’eau courante non plus, non, en 1921 on sort juste d’une guerre qui a saigné le pays et tout se fait à la main , chez soi le plus souvent, et si on doit se déplacer c’est presque toujours à pied.